En poursuivant votre navigation sur ce site, sans modifier le paramétrage de vos cookies, vous acceptez l’utilisation de cookies nous permettant de réaliser des statistiques de visite.
En savoir plus

En ce moment

Quand la technologie est au service du handicap


« Ces dernières années, les progrès spectaculaires des technologies au service du handicap ouvrent un nouveau champ des possibles. »


La technologie peut-elle redonner la vue ou l’usage d’un membre paralysé ? Peut-elle mettre fin au handicap ? Une chose est sûre, elle permet d’améliorer le quotidien de nombreuses personnes en situation de handicap, par le biais d’interfaces adaptées et de dispositifs futuristes.

Exosquelettes d’assistance à l’effort, interfaces homme-machine, implants bioniques et même neuroprothèses (des prothèses contrôlées par la pensée)… Ces dernières années, les progrès spectaculaires des technologies au service du handicap ouvrent un nouveau champ des possibles. Tour d’horizon des innovations disponibles (ou presque) aujourd’hui, qui permettent à de nombreuses personnes de retrouver une autonomie et rendent la société plus inclusive.

Un exosquelette pour marcher à nouveau

Hyundai

Le H-MEX de Hyundai, l’un des derniers exosquelettes à avoir fait l’actualité

ReWalk

ReWalk

Longtemps fantasmé, l’exosquelette est devenu une réalité. Il permet aujourd’hui aux utilisateurs de recouvrer une capacité de mouvement, de se lever, marcher, monter et descendre des marches. Face aux machines destinées aux hôpitaux et centres de rééducation, des exosquelettes « du quotidien », plus accessibles, devraient bientôt faire leur entrée sur le marché, comme le Wandercraft, le ReWalk, ou le Phoenix.

Un exosquelette qui a de la poigne

Festo

Festo

Animé par des actionneurs pneumatiques, l’ExoHand peut saisir des objets avec une grande habileté. À la fois exosquelette – il « s’enfile » comme un gant – et interface homme-machine dans la mesure où il peut également « absorber les mouvements de la main et les transmettre en temps réel aux mains du robot, », il offre de nombreux champs d’application. Dans le cadre d’une rééducation, il permet d’amplifier la force de la main humaine et d’améliorer son endurance.

Le logiciel de synthèse vocale de Stephen Hawking

Atteint de la maladie de Charcot, qui se caractérise par une paralysie progressive des muscles, l’astrophysicien Stephen Hawking parvient à communiquer grâce à un logiciel de synthèse vocale mis au point par Intel. Baptisé ACAT, le dispositif lui permet de transformer les mouvements de son visage en texte puis en parole. Il est aujourd’hui disponible gratuitement, Intel l’ayant publié en open-source afin d’aider les personnes souffrant de maladies neurodégénératives et de contribuer au développement de nouvelles interfaces adaptées à d’autres types de handicaps.

Une appli pour passer un coup de fil quand on est sourd

RogerVoice

RogerVoice

Certaines situations nécessitent encore l’usage du téléphone et représentent de véritables défis pour des personnes sourdes et malentendantes.

Lancée en octobre 2015, l’appli RogerVoice permet de « [lire] ce que vous ne pouvez pas entendre. [Écrire] ce que vous ne pouvez pas dire ». Elle retranscrit automatiquement, instantanément, et le plus précisément possible la parole à l’écrit et vice-versa, sans que l’interlocuteur ait besoin de l’installer.

Une main bionique imprimée en 3D

Et si la solution ne venait pas de l’industrie mais de l’intelligence collective ?

Il y a deux ans, Nicolas Huchet faisait beaucoup parler de lui. Amputé de la main droite suite à un accident du travail, l’ouvrier rennais avait conçu et fabriqué lui-même sa main bionique grâce à l’impression 3D. Il contribue aujourd’hui au développement de solutions low-cost open source pour tout type de handicap.

Citons aussi e-Nable, réseau international de bénévoles qui développent des prothèses imprimées en 3D, ou l’association Not Impossible, qui équipe notamment les victimes de guerre.

Une rétine artificielle pour voir le monde d’un autre œil

pixium

Il y a un an, Pixium Vision implantait avec succès sa première rétine artificielle. Dans un article paru sur le site de l’INSERM, des chercheurs font le point sur cette technologie qui permet à des personnes ayant perdu la vue de percevoir à nouveau des signaux lumineux. « La rétine artificielle se substitue aux photorécepteurs. Concrètement, il s’agit d’implants (de 3 x 3 mm) fixés sur ou sous la rétine, composés d’électrodes qui stimulent électriquement les neurones rétiniens. »

Parmi les dispositifs mis au point, trois ont obtenu le marquage CE (l’Argus II, le Retina Implant et le IRIS II de Pixium Vision).

Un iPad pour les déficients visuels

BLITAB

BLITAB

La start-up autrichienne BLITAB a mis au point la première tablette tactile entièrement en braille. Sur la surface de l’appareil, une multitude de petites bulles apparaissent en relief, convertissant instantanément ce qui s’affiche sur l’écran (pages web, éditeur de texte, images, etc.) en braille.

Pour ses créateurs, BLITAB n’est pas une simple tablette, « c’est une plateforme pour toutes les applications, existantes et futures, destinées aux personnes aveugles et malvoyantes ».

Des lunettes pour entendre les images

OrCam

OrCam

Au CES 2017, la société israélienne OrCam présentait un appareil étonnant, capable de lire ce qu’il voit. Baptisé MyEye, le dispositif fonctionne sans connexion et se compose d’une caméra et d’un écouteur à conduction osseuse qui se placent sur une monture de lunettes, ainsi que d’un boîtier de commande regroupant la batterie et un ordinateur doté de capacité d’apprentissage. MyEye peut ainsi lire les textes (le nom des rues, un menu, un livre…) et mémoriser et reconnaître des objets et des personnes.


« Ces dernières années, les progrès spectaculaires des technologies au service du handicap ouvrent un nouveau champ des possibles. »


Mots-clés :

, ,