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Do It Yourself, la belle idée de communauté et de partage a fait son chemin !

Depuis son apparition dans les années 1960 aux Etats-Unis, le « Do It Yourself » s’est développé dans le monde entier grâce au numérique. Mais ses valeurs d’apprentissage et de partage n’ont pas varié, insufflant de l’humain au cœur des centres de production ouverts à tous, les FabLabs.

Le « Do It Yourself » (DIY) a fait son apparition aux Etats-Unis dans les années 1960, en surfant sur le mouvement hippie et ses communautés. En Europe, c’est un architecte designer italien, Enzo Mari, lance le concept dans les années 1970 : il distribue gratuitement des plans pour fabriquer soi-même son mobilier en bois, une idée un peu utopique à l’époque, et qui sera reprise par le Massachusetts Institute of Technology (MIT) à la fin des années 1990 avec les « FabLabs » (Fabrication Laboratory), ces centres de fabrication ouverts, où collaboration et partage sont les maîtres mots.

Des lieux

C’est dans cet esprit, et une continuité du mouvement « Do It Yourself », que sont apparus à la fin des années 90 les FabLabs (Fabrication Laboratory) issus du concept pensé par Neil Gershenfeld, physicien et informaticien, professeur au MIT. Les adeptes du « DIY » ont commencé à partager, échanger leurs savoir-faire et fabriquer par eux-mêmes.

Ces lieux collaboratifs ont développé des communautés de « makers » trouvant leur essor majoritairement aux Etats-Unis, en Europe et en France. Avec quatre-vingt-trois FabLabs labellisés MIT, la France compte le plus grand nombre de FabLabs en Europe (et est numéro deux dans le monde).

Sur le continent africain, le DIY est aussi appelé « innovation frugale » – soit faire avec les moyens du bord – et là-bas, ce n’est pas un vain mot… Par exemple, à Dakar, dans l’un des FabLabs les plus innovants du Sénégal, deux passionnés explorent toutes les pistes du numérique et partagent leur savoir-faire pour répondre aussi bien aux problèmes personnels qu’aux défis écologiques ou économiques de leur pays.

Aujourd’hui, le phénomène FabLab se déploie dans toutes les sphères, jusque dans les endroits les plus inattendus comme à Biarne, village du Jura d’environ 400 habitants, où le premier FabLab rural a vu le jour. Après cinq ans d’existence, le bilan est très positif, les « makers » de Biarne sont fiers, leur FabLab est devenu le « Net-IKI ». Il s’est doté d’une presse à chaud et d’une imprimante 3D qui fait son succès auprès d’autres acteurs locaux : groupes de recherches et développement, étudiants… mais aussi des PME.

Grâce au numérique, le phénomène est en pleine expansion. Pour preuve, depuis quelques années, l’apparition de l’imprimante 3D révolutionne la conception et la fabrication d’objets, de machines, de logiciels open source en ligne… Sur ce plan, d’ailleurs la France se distingue et se positionne comme acteur incontournable. Toulouse et Paris viennent d’être désignées pour organiser l’édition 2018 du congrès mondial des FabLabs, un événement réunissant plus de mille FabLabs du monde entier et des dizaines de milliers de visiteurs. Des machines habituellement inaccessibles pourront même être utilisées par le public.

La culture « DIY » a trouvé sa place à Orange Garden

A mi-chemin entre atelier de bricolage et FabLab, a été créé sur le site d’Orange Gardens un espace de rencontre et de partage : le 3e lieu. Ici, l’équipe composée d’ingénieurs, designers, développeurs, etc propose aux salariés des initiations à la culture « Do It Yourself » et « Do it Together ». On y bricole et on innove avec pas mal d’outils et de machines à disposition. Fer à souder, imprimante 3D, logiciels open source, découpe laser, machine à coudre et brodeuse numérique… il y en a pour tous les futurs « makers » !

L’équipe du 3e lieu a de nombreux projets innovants en réserve, elle a récemment fabriqué un objet-data « Le TicBot ».

Seul bémol, confie Lou Vettier, « maker » et animatrice au sein du 3e Lieu : peu de femmes fréquentent l’endroit… L’une de ses missions consiste donc à faire bouger les lignes et à rendre les fabrications et tutoriels proposés au 3e lieu plus attractifs pour les femmes.

Les FabLabs solidaires d’Orange, un remède numérique contre l’exclusion

Un certain nombre de fondations privées se sont également emparées du sujet pour s’engager auprès d’associations solidaires. Orange Solidarité (Fondation Orange) a ainsi introduit une dimension solidaire aux FabLabs en y accueillant des jeunes sans qualification pour les sensibiliser à de nouvelles pratiques numériques et développer leurs compétences, avec le soutien de salariés bénévoles d’Orange. Nourrie d’échanges et d’expérience, c’est une aventure humaine riche au sein des FabLabs solidaires où chacun apprend de toute façon…

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