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Innover pour créer les conditions d’une confiance numérique

« Big Data is watching you » : face aux inquiétudes des consommateurs et des citoyens quant à l’utilisation de leurs données personnelles en ligne, l’instauration d’un climat de confiance numérique est devenue un enjeu de première importance.

En quelques années, le numérique a bouleversé nos usages : achats en ligne, stockage des données, communication sur les réseaux sociaux, etc. À chaque fois que nous ouvrons une application, naviguons sur un site Internet ou utilisons un objet connecté, nous laissons s’échapper dans le cyberespace quantité de données relatives à nos habitudes, nos préférences, nos relations, notre foyer ou encore notre localisation.

À qui sert ce Big Data ? Comment est-il utilisé ? La sécurisation et la confidentialité des données sont au cœur des préoccupations des internautes. Selon l’enquête Digital Consumer menée en 2015 par Accenture, 44 % doutent de la protection de leurs informations personnelles sur Internet. Or, une grande richesse se cache dans ces données disponibles : elles peuvent notamment donner lieu à la création de nouveaux outils bénéfiques pour les consommateurs et les citoyens.

Pour y parvenir, les entreprises doivent créer les conditions de la confiance en l’exploitation des données. On parle de « confiance numérique ». C’est-à-dire, selon l’Alliance pour la confiance numérique, « un environnement numérique où le consommateur est informé de la protection de ses droits et confiant dans ses actions ». De plus en plus d’entreprises agissent pour être actrices de cette confiance : pour assurer la protection des données, la transparence de leur exploitation, mais aussi pour faire émerger des solutions innovantes.

L’indispensable protection des données

Le rôle des entreprises consiste avant tout à assurer la protection des données. En la matière, le cadre juridique est de plus en plus solide, notamment avec la mise en application, en mai 2018, de la directive européenne General Data Protection Regulation.

Mais l’éthique des entreprises doit aller au-delà du cadre réglementaire. De nombreuses actions sont possibles pour limiter les risques de vol ou d’usage non autorisé des données.

En interne, cela passe d’abord par un choix rigoureux des technologies et des partenaires techniques ainsi qu’une sensibilisation du personnel. L’entreprise doit par ailleurs s’évaluer régulièrement, en organisant par exemple des comités qui examinent les menaces potentielles des nouveaux services développés.

Pour lutter contre les risques externes, l’entreprise doit mener des actions de veille poussées de manière à se tenir informée des sujets mis en avant par les autorités compétentes comme la CNIL (Commission nationale informatique et libertés).

Il s’agit également d’investir dans la recherche et l’innovation pour anticiper l’évolution des techniques de cybercriminalité. Par exemple, lors du Salon de la recherche 2016, Orange a présenté un système d’authentification comportementale.

Celui-ci observe le comportement de l’utilisateur sur smartphone (mouvements, rythme de déplacement) et est capable de l’authentifier en continu sans avoir à lui demander de mot de passe. Une solution mise au point pour pallier les risques de piratage des mots de passe et par conséquent d’accès non-autorisé aux données personnelles.

Le rôle de l’entreprise est d’accompagner le client dans sa vie digitale en restant à l’écoute et en répondant à ses besoins. Tout l’enjeu est d’élaborer des dispositifs qui permettent à l’utilisateur d’avoir le contrôle de ses données de manière claire et de créer ainsi les conditions de la confiance. Pour Orange, la thématique « confiance et sécurité » est l’un des neuf domaines de recherche « pour faire face aux transformations technologiques en cours et à venir et inventer les usages de demain ».

Du bon usage de la localisation

Enfin, le Big Data n’est jamais mieux utilisé que lorsqu’il l’est au profit des consommateurs. Il s’agit pour les entreprises d’utiliser les données qu’elles collectent pour créer des services novateurs qui apportent un réel bénéfice à l’utilisateur. Pour l’aider à mieux se connaître, s’informer, s’organiser, échanger avec les autres, anticiper ses besoins, etc.

Google a ainsi mis en place l’application « Contacts de confiance », destinée à rassurer ses proches en cas d’urgence en partageant sa localisation. Les personnes référencées dans cette catégorie (famille, amis proches) peuvent également envoyer une demande à l’application. En cas d’absence de réponse manuelle, l’application partage automatiquement la géolocalisation du téléphone ou la dernière connue avant son extinction. Une manière efficace d’utiliser la géolocalisation.

La Poste, quant à elle, a créé Digiposte +, une sorte d’assistant administratif numérique. L’application permet de collecter, gérer et archiver tous les documents liés à la vie administrative quotidienne et de les partager avec sa famille : factures, relevés, bulletins de paie, attestations, etc. Après consentement de l’utilisateur, Digiposte + va chercher automatiquement l’ensemble des documents en ligne, les met à jour et les classe dans différents dossiers. L’application permet également d’alerter l’utilisateur sur les échéances et de l’accompagner dans ses démarches : renouvellement de pièces d’identité, inscription à un club de sport, location immobilière, etc.

Mieux communiquer avec ses proches, s’organiser efficacement, optimiser la gestion de son foyer. Les initiatives se multiplient pour mettre le Big Data au service des consommateurs et des citoyens, la technologie au service de la société. L’objectif est qu’in fine, les conditions de la confiance dans la société numérique soient créées et que l’utilisateur soit plus enclin à partager ses données dont il perçoit les bénéfices qu’il peut en tirer.

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