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Dans le sanctuaire Pélagos, les baleines peuvent dormir tranquilles !

C’est au hasard d’un reportage diffusé dans l’émission Thalassa il y a huit ans que Julie Zarade, Coordonnatrice Qualité, Sécurité, Environnement chez Orange Marine à La Seyne sur Mer (Var), a découvert l’initiative d’une association locale, « Souffleurs d’écume », qui protège les baleines (et les cétacés en général) notamment à l’aide du dispositif de repérage REPCET. En s’équipant de ce dispositif, les navires peuvent, en quelques clics, localiser les baleines présentes dans la zone de reproduction des cétacés du sanctuaire Pélagos, entre la Corse, l’Italie et Monaco. Un secteur sensible, à protéger absolument tant pour la reproduction des cétacés que pour l’équilibre de son écosystème marin. Dans cette zone pousse « l’herbier de posidonies », des plantes aquatiques indispensables à l’alimentation des poissons, à leur reproduction et à l’oxygénation de l’eau. Autant d’arguments qui ont convaincu Orange Marine d’adopter REPCET.

REPCET, plus qu’un logiciel, une innovation au service de l’écosystème marin

C’est ainsi qu’Orange Marine s’est engagée à installer ce dispositif dès la phase de test sur l’un de ses navires câbliers (Le Raymond Croze) opérant dans la zone, avec la volonté de soutenir l’association varoise « Souffleurs d’écume » dans son action.
Conçu par une société française du Var – AR Consulting – REPCET, le dispositif de repérage des cétacés opérait au départ uniquement dans le sanctuaire Pélagos, situé entre la Corse, l’Italie et Monaco, une zone de reproduction pour les baleines, les dauphins ou encore les globicéphales. Ce système informatique de repérage est en fait un logiciel composé de deux onglets « cartographie » et  « observation ». Il suffit de cliquer sur la carte pour visualiser le signalement d’un cétacé ou sur « observation » pour signaler la présence d’un cétacé dans la zone. Ce système innovant permet de centraliser toutes les données mises à la disposition des navires équipés tels que les pétroliers, les ferries, les navires câbliers qui circulent dans la zone tout en conciliant les activités humaines et touristiques avec la présence des cétacés. Les plaisanciers eux n’ont pas accès à ce dispositif ; ils pourraient représenter une menace pour les cétacés en utilisant leur localisation pour aller les observer sans précautions… Les données restent donc sous contrôle de l’association « Souffleurs d’écume ». En revanche, celle-ci met ses données à disposition des scientifiques du GIS 3M (Groupe d’Intérêt Scientifique pour les Mammifères Marins en Méditerranée) dans l’optique d’aller toujours plus loin dans l’adéquation entre innovation et protection de l’écosystème marin en Méditerranée.

Plusieurs actions mises en place pour limiter les impacts de l’activité humaine sur l’écosystème marin

En 2012, Orange Marine a équipé un premier navire câblier, Le Raymond Croze, qui opère dans les zones de reproduction des cétacés, en Méditerranée, en mer Noire et en mer Rouge. Cette année c’est au tour de sa filiale Elettra d’équiper le navire Antonio Meucci, qui opère sur la même zone. Orange Marine équipe quant à elle un second navire câblier. Plus globalement, Orange Marine, en accord avec les règles de la norme ISO14001, étudie l’impact environnemental, en amont et en aval de tout projet de pose de câble. Le tracé et l’installation d’un câble tiennent compte des contraintes environnementales et donc de la protection de l’écosystème marin dans la zone d’installation. L’outil REPCET a toute son utilité dans l’engagement d’Orange Marine à préserver l’écosystème marin de manière innovante.
Pour les cétacés, le dispositif est une garantie de protection, et pour les armateurs, c’est l’assurance d’éviter les éventuels dégâts sur les navires, dus aux collisions.

A l’origine, l’usage de REPCET était focalisé sur les grands cétacés  mais aujourd’hui, l’association optimise l’utilité de l’outil à préserver l’écosystème marin, en élargissant le repérage à la signalisation d’autres espèces comme les tortues marines.

Grâce à « Souffleurs d’écume » et à son réseau de partenaires, le décret N° 2017-300 du 8 mars 2017 relatif aux dispositifs de partage visant à éviter des collisions de navires avec les cétacés, dans les aires marines protégées Pelagos et Agoa, est paru au journal officiel.

Il impose aux navires de plus de 24 mètres ayant effectué plus de 10 navigations dans l’une de ces aires marines protégées – au cours de l’année civile précédente – d’installer un équipement permettant de partager la position des cétacés. Une belle victoire pour l’association varoise et une avancée significative pour la protection des cétacés et de leur écosystème.

Interview de Julie Zarade – Coordonnatrice Qualité, Sécurité, Environnement – OINIS/Orange Marine

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